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 Quelques oeuvres principales de Gogol

Biographie de Gogol Sa BiographieExtraits d'oeuvres de Gogol Extraits de ses Oeuvres

Village Ukraïnien

 

LES SOIREES DU HAMEAU, PRES DE DIKANKA

 

LE REVIZOR

 

LES AMES MORTES

 

 

Les Soirées du Hameau, près de Dikanka

(sources extraites des "Oeuvres Complètes de Gogol " Bibliothèque de La Pléiade)  

 

Les Soirées du Hameau furent publiées en deux volumes, en septembre 1831 et mars 1832. L'un de ses amis avait conseillé à Gogol, pour ne pas engager sa dignité de Professeur, de prendre un pseudonyme : il choisit celui de Panko le Rouge, éleveur d'abeilles, et en profita pour créer un personnage fort original.

Le succès du livre permit un seconde édition en 1836; les typographes pouffaient de rire en composant le livre dont les lecteurs étaient enthousiasmés.

Gogol fut assez vite las du trop vif succès des Soirées, qui lui donnait l'impression d'être pris pour un simple amuseur.Quand il les réédita pour la troisième fois dans le premier tome de ses Oeuvres réunies en 1843, ce fut pour les présenter comme une simple fantaisie de jeunesse :

" Toute la première partie aurait dû être éliminée : ce sont des essais d'écolier débutant, indignes de l'attention sérieuse du lecteur; mais on y sentait les doux premiers instants de l'inspiration juvénile, et j'ai eu regret de les exclure, comme on a regret d'arracher de sa mémoire les premiers jeux de l'enfance partie sans retour. Le lecteur indulgent peut négliger tout le premier tome et commencer la lecture au second."

 

Récits du Premier volume :

Avant ProposExtraits Avant Propos Vol1

La Foire de Sorotchintsy

La Nuit de la Saint-Jean

Une nuit de mai ou la Noyée

La Dépêche disparue

 

Récits du Second volume :

Avant ProposExtraits de l'Avant propos vol2

La Nuit de Noël

Une terrible vengeance

Ivan Fiodorovitch Chponka et sa tante

Le terrain ensorcelé

 

 

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Le Revizor

(sources extraites des "Oeuvres Complètes de Gogol " Bibliothèque de La Pléiade)

 

C'est avec le Révizor que Gogol atteint la gloire en 1836, au délà même de ce qu'il espérait.C'est Pouchkine qui lui fournit le sujet de la comédie.

Pouchkine avait noté l'aventure d'un certain Krispine en Bessarabie, où pris pour un révizor ou inspecteur extraordinaire venu de Pétersbourg, il avait recueilli des pétitions, fait la cour à la femme d'un gouverneur, etc. C' était bien le sujet " drôle en diable " que Gogol avait souhaité, et il s'y mit avec ardeur.

Dès le début de 1836, tout en peaufinant encore sa comédie, Gogol mobilisait tout ce qu'il avait d'amis ayant accès au Palais pour obtenir que le tsar le protégeât. C'est une troisième rédaction qui fut mise en répétitions dès février, alors que le visa de censure ne fut donné que le 2 mars.

La première représentation à Pétersbourg, le 19 avril 1836, prit du fait de la présence du Tsar, le caractère d'une représentation de gala, devant un parterre aristocratique.

Le succès fut considérable, mais Gogol , déçu par le jeu de certains acteurs fut très sensible aux réactions du public aristrocratique et surtout aux plus défavorables. Dans "La Lettre à un Ecrivain" qu'il destinait à Pouchkine et qu'il ne publia qu'en 1841, il écrivait :

" Voilà le Révizor joué, et je ressens quelque chose de trouble, d'étrange...Je m'y attendais, je savais d'avance ce qui allait arriver, et cependant un sentiment de tristesse et de dépit m'a envahi. Ma propre création m'est apparue détestable, contre nature et comme étrangère à moi [...]. Dès le début de la représentation je me suis senti déprimé. Peu m'importait l'enthousiasme et l'accueil du public. Je ne craignais qu'un juge parmi tous ceux qui étaient au théâtre, et ce juge c'était moi-même.Je percevais en moi des reproches et un mécontentement contre ma propre pièce, qui étouffaient tout le reste. Le public, lui, était satisfait dans l'ensemble. La moitié à même acceuilli la pièce avec approbation; l'autre moitié, comme il en va toujours, l'a injuriée, mais pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'art."

En 1848, il dira dans une grande lettre à Joukovski :

" Mon rire, à l'origine, était sans malice; je ne songeais nullement à ridiculiser qui que ce fût dans quelque dessein que ce fût; et lorsque j'appris que des classes entières s'offensaient ou même étaient courrocées contre moi, j'en fus stupéfait, et la surprise me rendit songeur : si la puissance du rire est telle qu'on en a peur, alors il ne faut pas la gaspiller. J'avais décidé de ramasser tout ce que je connaissais de mauvais et d'en faire en bloc la cible de mon rire: voilà toute l'origine du Révizor. Ce fut ma première oeuvre conçue avec l'intention d'exercer une bonne influence sur la société, ce qui d'ailleurs échoua. On voulut voir dans ma comédie le désir de tourner en dérision l'ordre légitime des choses et les formes du gouvernement, alors que j'avais médité de rendre ridicules uniquement des déviations arbitraires et individuelles de l'ordre régulier et légitime. La représentation du Révizor produisit sur moi une pénible impression. J'étais furieux et contre les spectateurs qui ne m'avaient pas compris, et contre moi-même, incompris par ma faute. J'avais envie de fuir loin de tout, mon âme demandait la solitude,et un rigoureux examen de toute mon oeuvre."

Il faut pourtant dire que le RévizorExtraits du Révizor fut quand même un énorme succès, comme l'avait été la première représentation à Moscou le 25 mai 1836, et l'on s'arracha les exemplaires reçus de Petersbourg par les libraires. Mais Gogol ne fit pas le voyage à Moscou pour assister à sa pièce.Et il partit pour l'étranger, décidé à travailler aux Ames Mortes, se désintéressant du Révizor, et ne voulant même pas en entendre parler.

  

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Les Ames Mortes

(sources extraites des "Oeuvres Complètes de Gogol " Bibliothèque de La Pléiade)

 

Page du titre du manuscrit des Ames mortes" L'Histoire des Ames Mortes c'est l'histoire de mon âme " écrivait Gogol. Le caractère même de ses héros, et le destin qu'il leur ménageait, était une sorte de projection de sa propre vie intérieure. Cette oeuvre, étendue de 1835 à 1852, se confond dans toutes les péripéties, les alternances d'inspiration et de découragement, les diversions et retours de Gogol, et jusqu'à son dramatique échec final.

Le sujet donné par Pouchkine repose sur un fait réel, une spéculation frauduleuse que rendait possible la législation foncière au temps du servage et de la colonisation, officiellement encouragée, des terres nouvelles du Sud de la Russie. Pouchkine connaîssait un exemple là où il était propriétaire.

La première partie des Ames Mortes était achevée en 1841 mais ne sortit en librairie que le 21 mai 1842 et son succès est immédiat. Et dès 1841, elle était déjà dépassée dans l'esprit de Gogol qui avait en projet une deuxième et troisième partie et envisageait de terminer son grand ouvrage par la rédemption de ses héros.

Dix-sept ans n'auront pas suffi à Gogol pour achever l'un des plus grands romans de la litttérature russe.Entrecoupé de voyages lointains, entravé par de nombreuses crises de désespoir et d'hésitations, le projet des Ames Mortes Extraits des Ames mortes ne sera jamais totalement accompli.

Toutefois, grâce à quelques fragments retrouvés et réunis, la seconde partie put être publiée après la mort de Gogol.

 

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page créee le : 18 février 1999