sommaireSommaire Jeet Kune Do

L' Histoire des Arts Martiaux

(Extraits du Sabre et le Rameau, de Joe Saadé et Bernard C.Bieler) 

 

 

Il y a des milliers d'années, certaines entités asiatiques se sentirent un jour menacées dans leur existence.Sans doute, il n' y a rien de pire que de se retrouver exposé à l'extermination.C'est là que par besoin de survie, l'Homme invente, trouve la solution adéquate.

Depuis la nuit des temps, la haine, la jalousie, la méchanceté et l'hypocrisie habitent la Planète-Terre. Il arrive donc souvent que des hommes tuent des hommes.

C'est ainsi que les frontières indochinoises furent jadis la scène de violents événements. A l'époque où, brigands et truands cherchèrent à s'occuper, il était d'une pratique courante, que certains vivent aux dépens des pillés et opprimés.

Bien avant l'ère chrétienne, certains moines du continent asiatique se sont demandés si, à mains nues, avec un brin d'intelligence, un homme n'était pas mieux protégé et plus puissant qu'un autre, bardé de lances et boucliers, mais avec la seule envie de détruire ses semblables.

Dans cette perspective, les Arts Martiaux sont nés il y a un peu moins de cinq millénaires en Chine. Ce pays légendaire et mystérieux, dont le seul nom exerce une sorte de fascination, a de tout temps attiré les peuples.Ses origines et ses traditions millénaires, ce que l'on croyait savoir de ses coutumes étranges, de sa vie jalousement soustraite aux regards étrangers a, depuis longtemps, enflammé les imaginations et excité les curiosités.

De cette culture et de ce monde, les Arts Martiaux en sont l'expression suprême, le signe visible, encore que trop souvent incompris. Mais l'étudier sans connaître l'essentiel des évenements historiques au sein desquels il a évolué, des courants de pensée qui l'ont fécondé, des rêves dont il a été la source inépuisable, ce serait le réduire à une insipide nomenclature de noms et de techniques, comme serait vide de sens l'iconographie de nos cathédrales ou l'art de Versailles, sans l'évocation de la foi religieuse du moyen-âge et de l'atmosphère de la cour de Louis XIV.

L'homme, en Chine, se rattache directement aux dieux, et l'histoire à la mythologie. Les Empereurs sont les descendants d'une série de personnages mythiques, auteurs de toutes les grandes inventions, l'écriture, la fonte des métaux, la charrue et...les Arts Martiaux qui en ce temps là, s'inspiraient de la gestuelle combattante des animaux et des insectes, donnant ainsi à leur école le nom de ceux-ci.

En ce qui nous concerne, les concepts qui ont engendré les arts martiaux actuels n'ont véritablement commencé à se mettre en place que vers 2695 avant J.-C.lorsque l'Empereur Huang-Ti avait enseigné à ses hommes (ce qui allait être plus tard une branche du Kung-Fu) le Chiou-Ti qui se réduisait au maniement des armes.

Ce style s'avéra très efficace, puisque l'empereur triomphera. Plus tard, Pan-Ku (auteur asiatique) reparlera dans ses écrits, de cette école d'Arts Martiaux signée "Chio-Ti", et de sa relation directe avec ce qui sera plus tard nommé "l'escrime".

Les Japonais, envahissant la Chine à plusieurs reprises, importèrent ces techniques, en inventèrent d'autres, et de l'ensemble en firent un style unique : le Jiudo. Cet art, à cette époque-là, comprenait à lui seul l'ensemble de presque toutes les techniques de toutes les autres disciplines japonaises connues aujourd'hui. Dans les années 40, Maître Jigoro Kano codifie de nouvelles règles et l'appelle Judo, nom sous lequel il est connu aujourd'hui.

Tous les Arts Martiaux japonais actuels trouvent donc leur source dans le Judo, alors que les Arts martiaux chinois, ont pour origine le Kung-Fu. Bien plus tard, les Coréens emprunteront aux Japonais, alors que les Vietnamiens, Indonésiens et autres Asiatiques emprunteront aux Chinois.

Pourtant, jusqu'au 5e siècle de notre ère, les Arts Martiaux en général, manquaient encore de schémas définitifs. Pour cela, il fallait trouver la " Philosophie qui allait gérer la discipline". Au début du 6e siècle, plus exactement vers 520, arrive le moine Bodhidharma, chef spirituel du boudhisme de l'époque.Il se retire dans le fameux Temple de Shaolin où il va créer le courant " Chan " que les Japonais baptiseront plus tard " Zen ".

 

Bodhidharma sera nommé " Ta-mo " en chinois. BodhidharmaAussitôt, il saura s'intégrer et s'imposer. Il juge les moines chinois faibles physiquement et leur apprendra des exercices éducatifs puissants. Quelque temps plus tard, le Temple Shaolin tirera sa fantastique célébrité grâce à ses moines combattants.

 

C'est à ce moment, que quelques moines ermites, décident de voir les choses autrement. Ils se retirent dans les montagnes du Wu Tang, se cloîtrent et créent le

" Tai Chi Chuan ".

 

A cette même époque, le Temple Shaolin devient une véritable légende. D'abord, parce qu'il devienttemple dans un premier temps le Centre Universel des Arts Martiaux, ensuite parce qu'il sera le pivot de la résistance populaire sous la dynastie Mandchoue.

L'empereur, voyant l'importance grandissante, auprès du peuple, de la popularité des moines de Shaolin, prdonne que leur monastère soit assiégé, puis incendié et anéanti. Il y aura à peine quelques survivants. Quelques uns parmi ceuc-ci se réfugient dans un autre temple du même nom : Shaolin, mais cette fois dans la province de Fukien, tandis que d'autres choisissent d'aller vers le Mont Song, où ils construisent un nouveau temple.

Malheureusement, tout comme le Temple Shaolin du Nord, celui du Sud sera aussi détruit.

Cinq moines en échappent : Mo, Hung, Lee, Choy et Liu. Sur eux, sera bâtie l'ère moderne des Arts Martiaux.

 

(Page réalisée avec l'autorisation de Joe Saadé et Bernard C. Bieler)

© Copyright 1999 Tous droits réservés

RetourHaut de PageSuivant


 

 page créée le 21 mai 1999